Son histoire

Patrimoine historique

Construit en 1776, le pigeonnier appartenait au domaine du Château privé de Soucelles. Celui-ci était entouré d’importantes dépendances (écurie, habitation de service, temple monoptère …). Surplombant la vallée du Loir, cette construction a une vue magnifique sur la prairie de la Grande Rivière où les animaux paissent durant le printemps et l’été.

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Une architecture étonnante:

Cette construction est très originale par sa structure qui diffère des autres pigeonniers que nous connaissons en Anjou. Alors que les pigeonniers sont en règle générale rond ou parfois de plan carré, ce dernier est sur plan octogonal. Son toit reprend cette forme à 8 pans et lui confère alors le raffinement que recherchait son commanditaire, M. de Ménage.

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La présence d’un portique à six colonnes en tuffeau de pays est en harmonie avec le temple de Diane de style grec antique, édifié dans le parc du Château. Ces deux constructions ne sont pas sans rappeler l’amour de l’antique existant à la fin du XVIIIe siècle.

Ce bâtiment est pourvu à son sommet de margelles qui bloquaient alors la montée de nuisibles, fervents adeptes d’œufs de pigeons. A l’intérieur, le mat central permettait d’atteindre les différents boulins (nichoirs) dont la composition en terre cuite n’est pas d’un usage courant.

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Le seigneur du château, M. de Ménage, était titulaire d’un droit de boulin important (environ 774 arpents). En effet, le pigeonnier compte plus de 774 boulins correspondant à la superficie de sa propriété foncière.


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