Le conseil municipal suspend son activité

Le conseil municipal de Soucelles a pris connaissance du courrier de M. le Préfet en date du 22 octobre, par lequel il informe qu’il dénommera la commune nouvelle « Soucelles-Villevêque »

Par cette décision, le Préfet choisit de ne tenir aucun compte de l’avis des élus, représentants légitimes de la population. Il privilégie l’avis d’une minorité agissante de personnes s’étant exprimé contre le nom de « Rives-du-Loir », bafouant ainsi la représentativité des élus.

La procédure de choix du nom mise en place par les élus soucellois et villevêquois répondait à une volonté de transparence, avec le choix d’une consultation citoyenne permettant l’expression de la population. Cette consultation s’est tenue dans des conditions anormales, par la faute de personnes ayant perturbé volontairement le vote par une présence agressive aux portes des bureaux de vote, trompant une partie des électeurs par un discours truffé de contre-vérités, faussant ainsi l’issue du scrutin.

Le conseil municipal tient à rappeler que l’opposition au nom « Rives-du-Loir » n’est portée que par une minorité de personnes. Elle ne représente absolument pas la majorité de la population, comme l’indique la faible affluence à la manifestation du 13 octobre malgré la très large communication dont a bénéficié ce rassemblement.

Le choix de « Rives-du-Loir » répondait à une volonté de ne pas mettre en avant l’une des deux communes dans un nom composé. Cela permettait également d’éviter tout débat sur le gentilé, qui avantagerait les Soucellois en cas de nom « Soucelles-Villevêque ». La Commission Nationale de Toponymie a reconnu cet inconvénient, précisant en effet que « L’adjectif correspondant aux noms composés n’est généralement fondé que sur le premier des noms associés et coïnciderait par conséquent avec l’un des adjectifs dérivés des deux noms de communes participantes : villevêquois ou soucellois ».

Par sa décision, le Préfet va à l’encontre de la volonté d’apaisement et d’équité entre communes prônée par les élus des deux conseils. Il offre la possibilité à certaines personnes de discréditer les élus, notamment sur les réseaux sociaux.

Dans son courrier du 27 août dernier, le Préfet avait par ailleurs estimé que « rien ne s’oppose juridiquement à ce que le nom de « Rives-du-Loir » soit choisi ». Nombre de communes nouvelles créées récemment portent des noms répondant précisément aux caractéristiques reprochées à « Rives-du-Loir », parmi lesquels « Rives-en-Seine ».

Le conseil municipal constate également que la délibération du 28 juin 2018 n’a pas été attaquée, que le Préfet n’a pas demandé son retrait, et qu’elle est dès lors pleinement valide.

Depuis plusieurs mois, les communes communiquent sur « Rives-du-Loir », qui est déjà largement accepté par une majorité d’habitants.

En conséquence, le conseil municipal de Soucelles souhaite utiliser les moyens en sa possession pour contester cette décision de dénommer la commune nouvelle « Soucelles-Villevêque ». Il maintient son souhait de voir naitre une commune nouvelle entre les deux communes le 1er janvier prochain.

Face à ce manque de respect des décisions des élus par le Préfet, le conseil municipal considère que ses décisions n’ont dès lors plus aucune portée, et décide de suspendre ses activités sine die.

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